Le soulier de satin

Cet aprĂšs-midi, je vais voir le Soulier de satin, soit 11h de théùtre. Si j’ai une connexion, je vous fais un live-blogging sur Twitter. 

Edit du lendemain, le 30/03/09 :

Incroyable expérience, de 13h à 00h30, surtout au niveau des décors, tout en rouge, or ou cuivre-laiton martelé et noir, les structures étaient trÚs intelligemment utilisées (voir le ciel ci-dessus), cette piÚce de Claudel mis en scÚne par Olivier Py, avec Jeanne Balibar dans le rÎle titre valait vraiment le coup. 

DĂ©solĂ© pour le live-blogging par intermittence, mais les thĂ©atreux sont trĂšs sĂ©rieux, mĂȘme pendant onze heures. Du coup, j’ai twittĂ© pendant les entractes. 

En tout cas, ça m’a permis de me rendre compte Ă  quoi servait la mauvaise conscience catholique : Ă  Ă©crire des piĂšces de 11h. Parce qu’en gros, si Rodrigue et ProuhĂšze avait juste fait comme ils voulaient et s’Ă©taient aimĂ© sur les plages de l’AmĂ©rique centrale, franchement, j’aurais moins mal au cul aujourd’hui. 

trÚs beaux moments chantés, comme avec ce Cantique de Jean Racine accompagné au piano, lumineux. 

En parlant de cathos, Olivier Py donne une nouvelle définition à la Neon Bible : un panneau lumineux (en mauvaise photo ci-dessous) au dessus des acteurs pendant tout le spectacle indique : « Dieu écrit droit avec des lignes courbes. » Un chouia oppressant. 

Pour les curieux fainĂ©ants, le soulier de satin est celui que ProuhĂšze (Balibar) confie Ă  la vierge pour l’empĂȘcher de pĂ©cher (Mais quand j’essayerai de m’élancer vers le mal, que ce soit avec un pied boiteux!). Evidemment, elle passe la piĂšce Ă  clopiner. Elle ne retrouve son soulier, trĂšs belle touche, que lorsqu’elle vient saluer, des heures plus tard.