Les textes
Quand je n’Ă©cris pas dans le cadre de mon travail Ă Vih.org, j’Ă©cris d’autres textes, souvent de lâautofiction, que je rassemble ici depuis des annĂ©es. Jâaimerais avoir plus de temps pour Ă©crire plus, et si vous aussi vous aimeriez que jâai plus de temps pour Ă©crire plus, vous pouvez mâaider en me payant un ko-fi.
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Dinosaure
OĂč sont les trompettes? les colonnes de pierres et leurs consoeurs de feu? Le dĂ©luge de magma, la terre qui tremble, le choeur des anges avec leur robes immaculĂ©es et leurs Ă©pĂ©es brĂ»lantes de justice aveugle? Alors, il n’y aura pas de rĂ©vĂ©lation. La lumiĂšre ne descendra pas sur moi pour me baigner de sa
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Les marqueurs du soi
Dans la presse, les candidats pour la prĂ©sidence de l’UE sont tous blancs, hĂ©tĂ©ros (publiquement) et mĂąles. Mary Robinson a jetĂ© l’Ă©ponge, on ne sait pas si c’est la perspective de travailler avec des hommes pareils ou si c’est essuyer les plĂątres qui lui a fait le plus peur. Dans le mĂ©tro, Megan Fox s’affiche
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La terre
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C’est fou que ça me donne des insomnies, quatre ans aprĂšs. Comme les symptĂŽmes du stress qui ne se voient pas du premier coup d’oeil, je n’ai pas compris tout de suite pourquoi je n’arrivais pas Ă fermer les yeux cette nuit d’aoĂ»t lĂ . Michel est mort depuis quatre ans. Je ne pense pas tant
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Dead Like Me
Dans Dead Like Me, George, l’hĂ©roĂŻne meurt lors du premier Ă©pisode en se prenant le siĂšge des toilettes de la station Mir, qui vient de se dĂ©sintĂ©grer dans l’atmosphĂšre, en pleine tĂȘte. La sĂ©rie continue sur ce mode, drĂŽle-triste, drĂŽle parce que les situation sont toujours uniques, et tristes, parce que des gens meurent et
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La voie
Je ne suis plus le mĂȘme. ça m’a frappĂ© dans la rue, comme presque toutes les rĂ©vĂ©lation Ă©videntes, en savourant le soleil du printemps, rue de Rennes. Je ne suis plus le mĂȘme qu’il y a quelques annĂ©es. En fermant les yeux sous la caresse des rayons, je me demandais ce qui pouvait bien bloquer
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Sevrage
Le disque dur de mon ordinateur a rendu l’Ăąme. Outre ma bibliothĂšque musicale, que je n’avais pas vraiment sauvegardĂ©e depuis un an, je perds aussi la raison. L’incident a eu lieu lundi midi et depuis, j’oscille, perdu, entre rĂ©signation et ennui. Je ne peux pas travailler sans l’ensemble des programmes que j’utilise au cours de
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Epistolaire
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Michel, J’espĂšre que tu vas bien. Je t’ai si souvent posĂ© cette question, et tu l’as si souvent lu comme une formule de politesse. J’aurai voulu que tu la vois comme je la voyais, comme une question essentielle dont je voulais absolument connaĂźtre la rĂ©ponse. Tout comme on demande « ça va? » plusieurs fois par jour,
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Paillassons
Non, mais je suis content aussi. Vraiment. J’avais les larmes aux yeux en Ă©coutant son discours, je pensais vraiment pas que c’Ă©tait possible, mĂȘme aux Ătats-Unis, mĂȘme en AmĂ©rique du Nord. C’Ă©tait beau comme moment. MĂȘme les caissiĂšres du Leroy Merlin en parlaient avec des Ă©toiles dans les yeux. En passant au mĂ©tro ChĂąteau d’Eau,
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La petite mare
– C’est toujours aussi plein ? – Ah oui, le matin, c’est toujours comme ça, ça n’arrĂȘte pas, mais aujourd’hui, c’est spĂ©cial, je ne sais pas ce qui ce passe. – Non, parce que je ne suis pas venu depuis longtemps, mais la derniĂšre fois, il y avait moins de monde, beaucoup moins de monde.
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Protocole compassionnel
Quand je vais voir mon mĂ©decin et que tout va bien, je raconte toujours que mon mĂ©decin est content. C’est un peu vrai, il sourit quand tout va bien, comme souriait Cheryl Ă Toronto, lors de nos rencontres trimestrielles ; c’est surtout un moyen d’exprimer pudiquement mon soulagement de savoir que ma santĂ© est bonne.